Vasectomie et cancer de la prostate : ce que disent les études
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Ce que montrent les études
Plusieurs études ont comparé le taux de cancer de la prostate chez des hommes vasectomisés et chez des hommes qui ne le sont pas. Une analyse de 32 études (American Urological Association, 2026) retrouve une petite différence sur le nombre de cancers détectés : environ 4 hommes sur 100 dans la population générale, contre environ 4,5 sur 100 chez les hommes vasectomisés, sur un suivi typique de 15 ans.
Sur les formes les plus avancées de la maladie (12 études), la différence est plus petite : environ 8 hommes sur 1 000 dans la population générale, contre environ 9 sur 1 000 chez les hommes vasectomisés, sur la même période, soit un cas de plus pour 1 000 patients. C'est la seule des mesures de cette étude où la différence est jugée réelle sur le plan statistique.
Sur les formes les plus agressives du cancer (haut grade, 8 études) et sur le nombre de décès liés à ce cancer (5 études), aucune différence n'a été mesurée entre les deux groupes.
Pourquoi cette différence ne prouve pas une cause
Une différence mesurée entre deux groupes ne veut pas dire que l'un cause l'autre. Il n'existe aucune explication biologique connue qui relierait la vasectomie à l'apparition d'un cancer de la prostate. L'American Urological Association avance une autre explication : les hommes vasectomisés ont déjà vu un urologue, et sont donc plus souvent dépistés par une prise de sang (le PSA) que les autres. Plus on cherche un cancer, plus on en trouve, y compris des formes qui n'auraient jamais posé problème.
Pour cette raison, l'American Urological Association conclut qu'aucun lien de causalité n'a été établi entre la vasectomie et le cancer de la prostate, et qu'il n'y a pas de raison de renoncer à une vasectomie par crainte de ce risque.